A toi mon Amour
Dans mon cœur serré,
Comme une lame acérée,
Ma passion pour toi se déchaine ;
Ma raison a fait naufrage.
Aphrodite n’est plus sereine,
D’Apollon tu es la reine.
Narcisse chargé de fleur,
A tes pieds, un serviteur.
Te perdre serait un combat, te séduire plus encore ;
Mais entre tous ces soldats je serai ton Orphée :
Aisance à braver l’enfer, tromper la Mort
En regard à me détourner de ton portrait.
Ma main coule sur toi comme le vent dans les dunes
Nous dansons l’amour sous le phare de la lune
Nos corps mélangés, Aristophane l’avait dit
Dans le nirvana, notre euphorie prit vie.
Les grains du sablier fleurissent les rives de mon ivresse
Les lignes de ton visage froissées par le temps auréolent le ciel de tes yeux
Ta chevelure nacre me rappelle ta robe de notre plus belle messe
Passer, avec toi, de ce monde à trépas, oui je le veux.
Super poème ! Bravo Quentin